
Comment est financée la formation des élus ?
La formation des élus n’est plus une option, mais une nécessité. Quelles sont les obligations légales en la matière ? Quels sont les droits à la formation pour les élus ? Où trouver un catalogue formation des élus fiable et adapté à ses besoins ?

Comment est financée la formation des élus ?

Quels sont les droits à la formation des élus locaux ?


Quel catalogue de formations pour les élus choisir ?

Comment se déroule la formation des élus locaux ?

Comprendre le droit individuel à la formation des élus

Quel centre de formation des élus choisir ?

Centre de formations des élus : Pourquoi et comment se former en tant qu’élu local ?
Les élus locaux jouent un rôle essentiel dans la gestion des affaires publiques, la mise en œuvre des politiques territoriales et la réponse aux attentes des citoyens. Mais exercer un mandat électif ne s’improvise pas. Connaissance des règles de droit, gestion financière, communication institutionnelle, transition écologique ou encore relations avec les citoyens : les domaines d’intervention sont vastes et souvent complexes.
La montée en compétences des élus est un enjeu majeur pour les collectivités territoriales. Il ne suffit pas d’avoir la légitimité du vote pour bien administrer une commune, un département ou une région. Il faut aussi des outils, des savoirs et des méthodes pour être pleinement opérationnel.
Les élus locaux sont aujourd’hui confrontés à des responsabilités croissantes. L’évolution des normes juridiques, la digitalisation des services publics, la nécessité de répondre aux défis écologiques, sociaux et économiques… Tous ces éléments impliquent une maîtrise technique et stratégique accrue.
Qu’il s’agisse d’un maire, d’un adjoint ou d’un conseiller municipal, chaque élu doit pouvoir :
Comprendre et appliquer la législation locale ;
Gérer un budget public en respectant les contraintes réglementaires ;
Conduire des projets territoriaux complexes ;
Communiquer efficacement avec les citoyens et les acteurs du territoire.
Ces compétences ne s’improvisent pas : elles s’acquièrent grâce à des formations adaptées aux élus.
Une collectivité bien gérée, c’est souvent une équipe d’élus formés, impliqués et compétents. La formation des élus permet :
Une meilleure prise de décision politique ;
Une plus grande efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques ;
Un dialogue plus fluide avec les services administratifs ;
Une communication plus claire avec les habitants.
La formation est donc aussi un gage de qualité démocratique.
Pour garantir un exercice éclairé des fonctions électives, le législateur a encadré la formation des élus locaux. Depuis plusieurs années, les lois ont évolué pour renforcer le droit à la formation, mais aussi introduire des obligations légales.
Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) pose le cadre juridique de la formation des élus. Il reconnaît explicitement que « tout élu local a droit à une formation adaptée à ses fonctions ».
Voici quelques éléments à retenir :
L’article L.2123-12 du CGCT prévoit que les élus municipaux peuvent bénéficier de formations financées par la collectivité.
La loi n° 2015-366 du 31 mars 2015 a instauré un Droit Individuel à la Formation des Élus (DIFE).
La loi Engagement et Proximité (2019) a renforcé les dispositions relatives à la formation, notamment pour les nouveaux élus.
Ces textes garantissent à chaque élu un accès équitable à la formation, quel que soit le territoire où il exerce.
Tous les élus locaux peuvent bénéficier de formations, quel que soit leur niveau :
Élus municipaux (communes de toutes tailles) ;
Élus communautaires (intercommunalités) ;
Conseillers départementaux et régionaux ;
Membres de syndicats mixtes et d’organismes associés.
La formation est ouverte à tous les élus, qu’ils soient membres de l’exécutif (maire, président, adjoint, vice-président) ou simples conseillers. Les modalités de financement et les obligations peuvent cependant varier selon la taille de la collectivité et les fonctions exercées.
Pour compléter le cadre légal, un dispositif spécifique a été mis en place afin d’offrir à chaque élu une enveloppe financière dédiée à sa montée en compétences. Il s’agit du Droit Individuel à la Formation des Élus, ou DIFE.
Le DIFE permet aux élus de financer des formations en lien avec l’exercice de leur mandat, de manière autonome, sans dépendre directement du budget de leur collectivité.
Ce qu’il faut savoir :
Le DIFE est alimenté chaque année à hauteur de 400 € pendant toute la durée du mandat.
Le montant crédité varie selon les fonctions et la durée du mandat.
Les droits acquis sont consultables sur une plateforme dédiée, analogue au CPF des salariés.
Le ministère de l’Intérieur met à disposition un portail d’information pour accompagner les élus dans leur démarche : service-public.fr.
Pour utiliser son DIFE, l’élu doit :
Choisir une formation éligible auprès d’un organisme agréé ;
Effectuer une demande de financement via le portail dédié ;
À noter : Le DIFE peut être utilisé pour compléter un financement de la collectivité, notamment si le budget formation est limité. Il permet ainsi une certaine autonomie dans la gestion de son parcours de formation.
La formation des élus ne se limite pas à des contenus juridiques ou administratifs. Elle couvre un éventail très large de thématiques, en lien avec les missions actuelles et futures des collectivités.
Certaines formations sont rendues obligatoires par la loi, notamment pour les nouveaux élus. Ces formations visent à poser les bases d’un mandat exercé dans les règles.
Elles portent souvent sur :
Les règles de fonctionnement d’un conseil municipal ;
Le budget local et les finances publiques ;
Les règles de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts ;
Les questions de sécurité et responsabilité juridique.
Un maire ou un adjoint nouvellement élu est fortement encouragé à suivre cette formation initiale obligatoire, souvent organisée dans les premiers mois du mandat.
Au-delà des obligations, les élus peuvent accéder à un catalogue de formations très large, couvrant des domaines variés et souvent adaptés aux réalités de terrain.
Voici quelques exemples de thématiques :
Urbanisme et planification territoriale ;
Transition écologique et développement durable ;
Communication publique, gestion de crise, prise de parole ;
Égalité femmes-hommes, inclusion sociale, démocratie participative ;
Leadership politique, gestion de projets, animation de réunions.
Les formations peuvent être ciblées selon le niveau d’expérience, les enjeux locaux ou les priorités politiques de la collectivité.
La flexibilité des formats pédagogiques permet aux élus d’adapter leur formation à leur emploi du temps :
Présentiel : immersion, échanges, interactions en groupe ;
Distanciel : classe virtuelle en direct, interactions à distance ;
E-learning : contenus accessibles à tout moment, à son rythme.

Pour bien se former, encore faut-il savoir où chercher. Le catalogue formation des élus rédigé par l’équipe de Proxima Partenaire constitue une ressource centrale, car il regroupe les thématiques disponibles, les formats proposés.
Outre les catalogues téléchargeables sur le site de Proxima Partenaire, il existe plusieurs plateformes fiables permettent d’accéder à des catalogues de formations à jour pour les élus locaux. Parmi les plus reconnus :
Le CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale) propose chaque année un catalogue très complet de formations pour les élus, classées par niveau, thématique et région. Ce catalogue est accessible en ligne sur www.cnfpt.fr.
Des associations d’élus comme l’AMF (Association des maires de France) ou l’AdCF (Assemblée des communautés de France) publient également des sélections de formations ciblées.
💡 Bon à savoir : Vous ne trouvez pas la thématique ou le format que vous souhaitez ? Inventons ensemble votre parcours idéal.
Face à la multitude d’offres, il est essentiel de sélectionner avec discernement la ou les formations adaptées. Voici quelques critères à prendre en compte :
Adéquation avec votre fonction : un conseiller municipal nouvellement élu n’a pas les mêmes besoins qu’un maire expérimenté.
Pertinence du contenu : le programme doit être clair, détaillé, et en lien direct avec vos missions.
Méthodes pédagogiques : ateliers pratiques, jeux de rôle, étude de cas concrets… sont à privilégier pour une meilleure appropriation.
Réputation de l’organisme : privilégiez les organismes agréés par le ministère de l’Intérieur.
Souplesse des formats : si votre emploi du temps est chargé, un module e-learning ou un format hybride sera plus adapté.
Enfin, n’hésitez pas à échanger avec d’autres élus ou à lire les avis en ligne pour faire votre choix.
Le paysage de la formation des élus est riche et encadré. Il existe plusieurs types d’organismes, publics ou privés, qui doivent dans tous les cas obtenir un agrément pour proposer des contenus éligibles.
Le CNFPT est l’acteur public majeur dans la formation des élus locaux. Il propose des sessions gratuites ou partiellement financées par la collectivité.
Ses atouts :
Des formateurs spécialisés dans la fonction publique territoriale ;
Une couverture nationale avec des délégations régionales ;
Une offre large allant du juridique au développement personnel ;
Une expérience éprouvée en matière de pédagogie appliquée aux fonctions électives.
Le CNFPT intervient aussi pour former les agents territoriaux, ce qui permet une vision globale des enjeux d’une collectivité.
De nombreux organismes privés, cabinets de conseil ou instituts de formation proposent des formations aux élus. Mais attention : ils doivent être agréés par le ministère de l’Intérieur pour que la formation soit éligible au DIFE ou au budget de la collectivité.
Voici quelques critères à vérifier :
L’agrément est valable 3 ans et doit être mentionné sur le programme ;
L’organisme doit délivrer une attestation de présence et de conformité à la fin de la formation ;
Les contenus doivent être strictement liés aux missions électives.
💡 Conseil : Vérifiez que le formateur possède une expertise en action publique ou en gestion des collectivités. Une approche trop généraliste peut être contre-productive.
Chez Proxima Partenaire, tous les formateurs sont issus des collectivités. Maire, DGS, directeurs de cabinets, élus…ils connaissent les problématiques du terrain !
L’un des obstacles les plus fréquents à la formation est le coût. Pourtant, plusieurs dispositifs de financement existent pour permettre aux élus de se former sans grever le budget personnel ni celui de la collectivité.
Comme expliqué précédemment, le Droit Individuel à la Formation des Élus (DIFE) permet à chaque élu de disposer d’une enveloppe personnelle et annuelle. Cette somme est mobilisable pour des formations certifiées et éligibles.
Points importants :
Il est possible de consulter le solde disponible sur une plateforme dédiée ;
Le financement peut couvrir 100 % des frais pédagogiques, voire certains frais annexes ;
La procédure de demande est dématérialisée et simplifiée.
Ce droit permet une vraie autonomie dans le choix du contenu et de l’organisme.
Chaque collectivité territoriale doit prévoir un budget spécifique pour la formation des élus. Ce budget est encadré par la loi et calculé en fonction des dépenses de fonctionnement.
Plafond légal : 20 % du montant total des indemnités de fonction votées pour l’ensemble des élus ;
Utilisation : il peut financer des formations obligatoires ou complémentaires ;
Validation : les formations doivent être votées en conseil municipal ou exécutif local.
Certaines collectivités choisissent aussi de mutualiser leurs budgets pour organiser des formations intercommunales.
Des groupements de collectivités ou syndicats mixtes peuvent aussi organiser des formations collectives, souvent plus économiques et plus adaptées aux réalités locales.
Certains conseils départementaux proposent des plans de formation territorialisés pour les petites communes.
Pour mieux comprendre l’intérêt réel des formations, rien ne vaut la parole de ceux qui en ont bénéficié. De nombreux élus témoignent aujourd’hui de l’impact positif des formations sur leur mandat.
Sophie, adjointe dans une commune rurale : « Je ne savais pas comment structurer un budget communal. Grâce à la formation de Proxima Partenaire, j’ai pu comprendre les grandes masses budgétaires et défendre nos projets avec assurance. »
Yves, conseiller communautaire : « La formation sur la transition énergétique m’a permis de porter un projet de rénovation énergétique sur 5 bâtiments municipaux. »
Malika, maire d’une ville moyenne : « Les modules sur la communication de crise ont été essentiels lors d’un épisode climatique extrême. »
Ces retours montrent que la formation n’est pas seulement une obligation administrative : c’est un levier de réussite et d’efficacité politique.
Attention à certaines erreurs fréquentes :
Suivre une formation non agréée, qui ne sera pas remboursée ;
Choisir une formation trop théorique, sans lien concret avec ses missions ;
Négliger l’évaluation post-formation et le retour sur expérience.
Une formation réussie, c’est une formation utile, ciblée et reconnue.
Le monde des collectivités évolue rapidement, et avec lui, les attentes vis-à-vis des élus. La formation des élus doit donc s’adapter en permanence aux mutations sociétales, technologiques et institutionnelles.
Comme dans de nombreux secteurs, la digitalisation de la formation bouleverse les pratiques pédagogiques. De plus en plus de formations sont proposées :
En visio-conférence ou classe virtuelle ;
Sous forme de MOOC (cours en ligne ouverts) ;
En e-learning personnalisé via des plateformes interactives.
Cela permet aux élus, souvent très occupés, de gagner en souplesse et de suivre des parcours à leur rythme. Proxima Partenaire propose des sessions en distanciel de courte durée, du lundi au dimanche et en journée comme en soirée.
La tendance est aussi à une plus grande spécialisation des formations, pour coller au plus près des réalités locales. Certaines collectivités développent même des catalogues territorialisés, intégrant les spécificités régionales, culturelles ou économiques.
Parmi les sujets en forte progression :
Transition écologique et adaptation au changement climatique ;
Participation citoyenne et nouveaux outils de démocratie locale ;
Gestion de crise, cybersécurité et résilience des territoires ;
Éthique et transparence de l’action publique.
Les élus demandent aujourd’hui des formations concrètes, illustrées et immédiatement applicables dans leur quotidien.
Autre évolution notable : la montée en puissance de l’évaluation des formations. Il ne suffit plus de suivre un module pour valider un acquis. Les organismes développent des outils d’autoévaluation, de certification, voire des parcours de compétences avec des badges ou diplômes spécifiques.
À terme, chaque élu pourrait disposer d’un parcours de formation personnalisé, traçable, valorisable et consultable à tout moment, comme le Compte Personnel de Formation (CPF) pour les salariés.
La formation des élus n’est pas une formalité administrative. C’est un levier de professionnalisation, de responsabilité et d’exemplarité démocratique. Se former, c’est :
Être à la hauteur des attentes des citoyens ;
Anticiper les mutations du territoire ;
Assumer pleinement ses fonctions politiques et administratives.
Face à la complexité croissante de l’action publique, les élus ont besoin d’outils concrets, accessibles et efficaces pour agir en conscience et en compétence.
La formation des élus est aujourd’hui un atout stratégique. Les catalogues des élus doivent être consultés régulièrement, adaptés aux besoins locaux, et intégrés dans une véritable démarche d’amélioration continue.